Archives des news publier

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Tuerie de masse : en plus du contrôle des armes, ce spécialiste de la VR préconise un petit changement dans les jeux vidéo


D'un côté, réformer la vente et le port d'armes. De l'autre – principe de précaution oblige, légèrement modifier le réalisme des fusillades dans les jeux vidéo : pour ce spécialiste de la VR, il ne serait pas idiot de "dévier les balles fictives". Le voilà remis sur la table. Après la fusillade au lycée de Parkland, en Floride, le débat sur le rôle des jeux vidéo fait de nouveau rage. Le président américain Donald Trump a d'ailleurs annoncé qu'il recevrait bientôt l'industrie vidéoludique pour en discuter. Mais les jeux vidéo n'ont pas de frontières tandis que les États-Unis sont particulièrement frappés par ce fléau (en 2017, le pays n'a connu que 135 jours sans tuerie de masse, relèvent les Décodeurs du Monde). Alors, le vrai problème ne se situerait-il pas plutôt du côté de la libre circulation des armes ?

Cela, Jeremy Bailenson, professeur à Stanford, en est convaincu. Mais il fait aussi remarquer que l'on a enregistré dans le monde au moins un tireur de masse s'étant entraîné sur un jeu de fusillade en réalité virtuelle. Il s'agit d'Anders Breivik, qui d'après le Guardian, avait expliqué lors de son procès en 2012 avoir aiguisé ses compétences en tirs grâce au "dispositif de visée holographique" installé dans le jeu "Call of Duty".

"Les jeux vidéo ne créent pas les tireurs de masse, mais peuvent aider ceux-ci à se perfectionner" Selon le spécialiste de la réalité virtuelle, même si la réalité virtuelle appliquée aux jeux de fusillade ne s'est pas démocratisée, il est d'ores et déjà important que les éditeurs se posent la question du réalisme proposé dans ces expériences fictives afin de ne pas servir de "camps d'entraînement virtuels" à ceux qui aimeraient passer à l'acte."

Si un potentiel tireur de masse a envie de s'entraîner, il ne devrait pas pouvoir le faire dans les exactes conditions réelles d'une possible fusillade" Dans un édito publié sur CNN, Jeremy Bailenson propose ainsi de changer les lois physiques de la trajectoire d'une balle dans les jeux vidéo en réalité virtuelle. "Un peu comme lorsqu'on joue au Frisbee : pour atteindre une cible qui se trouve pile en face, on doit tirer légèrement de biais afin de prendre en compte le mouvement que va faire le disque", décrit-il. Il ajoute : "Un exemple plus subtil serait celui du paintball, jeu dans lequel les pastilles de couleur se lancent à une vitesse légèrement moins rapide que celle des balles, ce qui a pour conséquence de changer la manière dont les tireurs jouent avec la gravité de leur armes".

En adoptant cette modification dans les jeux de tuerie de masse, on préservait donc ceux-ci de devenir des plateformes permettant aux tireurs de masse en puissance de perfectionner leurs compétences. "Ce que je dis là ne revient pas à accuser les jeux vidéo de créer des tireurs de masse ou encore à dire que le secteur militaire ne devrait pas y avoir accès. En revanche, si un potentiel tireur de masse a envie de s'entraîner, il ne devrait pas pouvoir le faire dans les exactes conditions réelles d'une possible fusillade", ajoute Jeremy Bailenson. C'est pourquoi le spécialiste de la réalité virtuelle ne se dit pas contre les jeux vidéos, "dont l'objectif est bien d'être un divertissement", mais appelle au "sens moral" des concepteurs de jeux vidéo qui devraient également prendre en compte le monde dans lequel on vit. But : ne pas offrir des camps d'entraînement virtuels aux potentiels tireurs de masse.

Dans la même logique, le professeur de Stanford propose également que les cibles ne soient pas forcément humaines (selon lui, elles pourraient être remplacées par des robots) ou encore que les armes dans la réalité virtuelle ne soient pas façonnées sur le même modèle que de véritables armes. "Un tireur virtuel devrait se retrouver complètement démuni lors d'une prise en main d'un pistolet réel".

"L'objectif est de rendre abstraite la mémoire musculaire suscitée par les armes virtuelles. Un joueur pourrait alors jouer des centaines d'heures comme tireur virtuel et se retrouver complètement démuni lors d'une prise en main d'un pistolet réel", souhaite-t-il. Sachant que l'armée américaine s'entraîne déjà avec des jeux très réalistes et voit ses réflexes affutés par la répétition de mouvements virtuels ayant pour effet de modifier la structure du cerveau jusqu'à se transformer en de véritables compétences en matière de tirs, Jeremy Bailenson estime qu'il serait dangereux de laisser ces mêmes jeux à disposition du grand public.

En attendant, les jeux de réalité virtuelle proposant des fusillades sont loin d'avoir envahi tous les salons des foyers américains. Le débat autour de la lutte contre les tueries de masse se concentre surtout sur la libre circulation des armes sur le territoire américain. Ce qui, selon Jeremy Bailenson, ne doit pas nous empêcher de réfléchir à tous les moyens de rendre le recours aux fusils et pistolets réalistes complètement exceptionnel.

06/03/2018


Rainbow Six Siege : Ubisoft veut bannir les comportements haineux


Ce n'est pas nouveau, certains comportements de joueurs en ligne sont parfaitement inacceptables et peuvent nuire à l'expérience de jeu. Ubisoft en a parfaitement conscience et souhaite faire des efforts pour remédier au problème, mais uniquement sur PC pour Rainbow Six Siege. À lire aussi : Rainbow Six Siege change complètement son système de progressionC'estvia une réponse à un fil de discussion Reddit que l'éditeur français a informé les joueurs de son intention d'améliorer le système de sanctions à l'encontre des joueurs qui ne respectaient pas le code de conduite établi.

Désormais, des bannissements pourront être appliqués sur des durées de 2 à 15 jours, voire être permanents en cas de récidive. Les joueurs qui n'auront pas un comportement exemplaire pourraient donc voir un message s'afficher pour les informer de la sanction.L'utilisateur a été banni pour toxicité. Les critères sont basés uniquement sur le langage employé en partie, comme on peut le lire sur reddit. Un langage ou contenu illégal, dangereux, menaçant, abusif, obscène, vulgaire, diffamatoire, haineux, raciste, sexiste, immoral, ou constitutif de harcèlement est interdit.

Voici qui laisse aux victimes un large panel de raisons pour pouvoir effectuer un signalement au service support d'Ubisoft. En revanche, les sanctions décidées directement par Ubisoft ne seront applicables que sur PC. Sony et Microsoft possédant déjà leur propre code de conduite, c'est via leurs services que les réclamations doivent être faites. Que pensez-vous de ces nouvelles mesures ? Avez-vous déjà eu recours à des systèmes de signalements et avec quels résultats ? Partagez votre expérience dans les commentaires.

06/03/2018


Spotify s'attaque aux applications pirates de son service premium


Spotify adresse une mise en garde aux utilisateurs qui recourent à des applications tierces pour ne pas payer les fonctionnalités premium. L'entreprise désactive leur accès, et invite à utiliser son app officielle.Spotify a désormais passé la barre symbolique des 70 millions d'abonnés payants. Le géant vert conserve ainsi son avance sur ses homologues, bien que certains analystes prédisent à la plateforme qu'elle pourrait être renversée par Apple Music de l'autre côté de l'Atlantique.

Cependant, tous les utilisateurs du service de streaming musical ne sont pas prêts à payer pour accéder aux fonctionnalités premium de Spotify. C'est en tout cas ce que laisse entendre un mail que l'entreprise a décidé d'envoyer aux usagers pour lesquels elle constate une connexion jugée suspecte. « Activité anormale »Le service suédois vise ainsi les abonnés qui ont recours à des moyens détournés pour ne pas payer d'abonnement payant. « Nous avons détecté une activité anormale sur l'application que vous utilisez, nous l'avons donc désactivée. Ne vous inquiétez pas — votre compte Spotify est sécurisé », mentionne le mail adressé par l'entreprise à certains de ses utilisateurs.CC Flickr Sunil Soundarapandian.

La société demande alors de désinstaller « toute version non autorisée ou modifiée de Spotify » et de télécharger la bonne application. Certains utilisateurs ont fait savoir qu'ils arrivaient toujours à utiliser d'autres applications permettant d'écouter leur musique, sans payer et sans s'embarrasser des limites du service gratuit — notamment l'obligation d'écouter les titres en lecture aléatoire, et le nombre limité de morceaux que l'on peut faire défiler.

Certains utilisateurs peuvent continuer à utiliser d'autres app Néanmoins, continuer d'utiliser d'autres applications expose ces personnes à la désactivation de leur compte sur ces services qui ne sont pas reconnus par Spotify, a fait savoir un porte-parole de l'entreprise. L'entreprise, qui a déposé une demande d'introduction en bourse fin février 2018, revendique 159 millions d'utilisateurs actifs par mois.

06/03/2018

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